Avant de lire ce poème (...pas extraordinaire...!) je vous invite à lire son origine.

Que ne sais-je donc goûter le bonheur
Diffusé dans la douceur d'un champ de lavande
Où me réchauffe le franc soleil de Provence ?
Sans cesse je passe mes heures
A me rêver au Pyla
Tout au sommet de la Dune
Prêt à caresser la Lune
L'Océan, à mes pieds, devant moi.

Un peu plus loin l'Aventure
C'est le phare du Cap Ferret
Imposant sa fierté aux plus violentes marées.

Un peu plus près la Poésie
C'est le Soleil, reflété par les bancs chauds
De la vagabonde Ile aux Oiseaux
Derrière moi, l'épaisse forêt des Landes
Comme un écrin, verdoyante...

Je connais l'irrémédiable distance
Et pourtant, la Dune avance
Irrésistiblement elle étouffe mon coeur
Que je voulais pour toujours un no man's land
Le serrant de son impitoyable chaleur.

Alors je sens combien ma solitude est grande
Sauvage, comme les brumeuses terres d'Irlande...